1986-1993 Une carrière mystérieuse mais prodigieuse chez Bouygues

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Quelques souvenirs des vantardises de mon petit frère.
Mes parents me disaient toujours « on n’y comprend rien, au boulot de ton frère… »
A chaque fois, immanquablement, systématiquement, il avait un chiffre : « j’ai gagné x00 000FF ! J’ai rapporté x00 000 000FF !! » Comment ? Cela a toujours été la question, sans jamais de précision, si ce n’est parfois un zéro de plus. 
J’avais pris l’habitude de dire à mes parents qu’il fallait diviser ses annonces de gains par quatre, et non par deux, comme ils en avaient pris l’habitude.
Un jour, ce n’était pas pour annoncer un chiffre époustouflant, mais un fait réel, certifiant sa notoriété dans le monde Bouygues :
– je remplace tous les directeurs ! Il y en a même un qui m’a convoqué hier dans son bureau, pour m’expliquer que je ne l’aurais pas, lui. Parce qu’il est trop important, indispensable, trop puissant… Et que ce n’est pas quelqu’un comme moi qui allais l’inquiéter, il voulait me prévenir !
Puis, un ou deux mois plus tard :
– tu te rappelles quand je t’ai parlé du directeur qui m’avait convoqué pour me prévenir que…
– …tu ne l’aurais pas ?
– oui ! Eh bien ! Il est viré, je le remplace !
Entre 1986 et 1993, on s’est rencontré quelques fois. Soit chez moi, ou chez lui, le plus souvent par hasard chez les parents.
Il a d’abord habité à Joinville-le-Pont, puis rue de la Croix-Nivert à Paris, et enfin à Meudon, dans une villa avec un observatoire céleste sur le toit.
Mais constamment en voyage d’affaires.
…j’ai pris le Concorde pour aller à New-York ! C’est quand même impressionnant…je suis revenu dans la journée !
… pour l’Eurotunnel, j’ai pris l’hélicoptère pour aller de l’autre côté de la Manche…
… je vais m’occuper de l’université de Ryad…
Les mois, les années passent. En fait d’Arabie Saoudite :
– …Je suis parti en vacances au Yémen, avec Terry (sa femme). Il y en un qui lui a mis la main au panier ! T’aurais vu comment elle a gueulé !
– en vacances au Yémen ! Tu aurais du choisir l’Antarctique, Terry, n’a toujours pas vu la neige. Ou le Maroc, ils ont déjà vu des femmes.
– en fait, c’est pour le boulot. Bouygues m’a envoyé là-bas.
Puis, sans me laisser le temps de lui demander ce que Bouygues construit au Yémen, hilare :
– t’aurais vu la colère qu’elle a piqué ! Plus elle gueulait, plus il se marrait ! Plus il se marrait…
– plus elle était en furie !
En effet, connaissant le caractère de Terry, et la mentalité des américaines en général, j’imaginais la scène, ma belle-soeur en train de casser un parasol sur un yéménite aux mains pleines ! 
– pourquoi tu l’as emmenée là-bas, alors ?
– tu comprends rien, depuis le temps… c’est Bouygues qui m’a demandé de déguiser ça en vacances familiales.

Pour la neige, madame a été servie, LInnommable a fait de fréquents séjours en Suisse, à Genève. Elle a détesté la Suisse, ou plutôt les Suisses, trop froids, trop sérieux. 
Son sempiternel refrain, sa plus grande fierté : « je ne paye jamais d’impôts ! J’ai un excellent conseiller fiscal ! »
Même installé en Floride, il continuait d’affirmer qu’il n’avait jamais payé d’impôts en France. Il le répétait souvent avec fierté, mais personne ne voulait le croire.
Aux Etats-Unis, je l’ai chambré :
– ici, ils prélèvent les impôts à la source, tu auras quand même payé des impôts dans ta vie, tu ne mourras pas idiot ! Alors, quelle impression ça fait, d’être solidaire ?
En 1993, mes parents, toujours très fier des vantardises de leur fils Innommable, semblaient inquiets, ses affaires iraient mal.
Après des années d’une ascension prodigieuse au sein du groupe, cette nouvelle n’était tout simplement pas crédible.
Lors d’une rencontre, je lui demande le nom de sa filiale.
– la Stim Aménagements, j’ai créé un concept, les technoparcs.
– c’est quoi ?
– j’ai créé la signalétique des parcs
– tu mets des flèches ! Avec des indications « vers mon concept » ? Et il faut un directeur général pour faire ça ? 
Et pour finir, en 1993, il nous annonce qu’il quitte Bouygues. L’air soucieux, pas très gai. Nous savions tous qu’il voulait vivre en Floride, comme sa soeur, et que Terry voulait rentrer dans son pays, retrouver sa famille, la « civilisation américaine ».
Mais c’était bizarre, ce brusque changement. Et il aurait du être heureux, d’aller réaliser son rêve américain. 
Mon père rêvait pour son cher fils d’une carrière ad vitam aeternam chez Bouygues. Il imaginais son fils prodige en Vauban des temps modernes.
Et le voilà démissionnaire !
Il a été licencié, au chômage. En novembre 1993, il s’est installé à Orlando, en Floride, et a fondé sa firme, International Properties Investments (I.P.I.) et une deuxième (« complémentaire »), Premier International Realty. Et s’est offert deux maisons.
Et maintenant :
ou :
A noter qu’il indique dans l’un de ses sites l’année 1981 comme début de son expérience professionnelle en Floride. Il s’agit de la date où mes parents ont acheté leur maison secondaire à Deltona en Floride. Lui a créé sa firme en 1993.
Il m’avait dit qu’il avait négocié une grosse indemnité de départ. Pas le droit de connaître le chiffre, pour une fois. Ce que l’on appelle de nos jours un parachute doré, agrémenté d’une inscription à l’ANPE, comme ex-Directeur Général.
Cette fois-ci, ce n’est pas moi qui signait les cartes de chômage à sa place, et je ne sais pas comment il s’est débrouillé.
Je ne lui connaissait aucun ami, et il ne nous avait jamais présenté de collègues de travail. Hormis un certain N., devenu aujourd’hui son avocat contre moi (voir la rubrique « je te ferai interner le moment venu »). 
Au printemps 1995, il a pris l’avion pour Paris pour répondre à une convocation de l’ANPE. Je l’ai hébergé dans mon studio quelques jours. Elle devaient être assez conséquentes, ces indemnités de chômage, pour mériter un déplacement en avion !
Cette année 1995, j’avais obtenu la fameuse « carte verte », je n’arrivais pas à retrouver un boulot aussi gratifiant que chez Atochem, j’avais de moins en moins de mission d’intérim, la conseillère de mon ANPE me disait « vous savez, passé 6 mois d’inactivité, les employeurs n’embauchent plus, ils considèrent que vous êtes devenu fainéant, redevenu indépendant…Vous pensez pouvoir travailler en Floride ? Allez-y ! Ici, vous savez… ». 
Je commençais à envisager d’émigrer en Floride, et à haïr mon pays incapable de m’employer.
Alors que ma soeur me répétait « si tu viens, il y a au moins une chose que je peux te promettre, c’est que tu auras du travail« .
Quelle horreur. Vivre aux Etats-Unis. Il parait que question langage, il suffit de connaître deux mots : « car » et « dollar ».
Ma soeur :
– pour le reste, tu prends un mot français, tu le prononce à l’américaine, et 9 fois sur 10, ça marche.
Et c’est vrai, je l’ai vérifié à maintes reprises. 
Mon frère a pris l’avion pour Paris et avait demandé à mes parents si des copains à moi pouvaient lui renvoyer son courrier.
Il avait déjà domicilié son courrier chez moi. Et rencontré deux de mes amis, Jean-Pierre et Bernard, pour leur demander de signer les cartes de chômage, lui envoyer son courrier.
Ils ont refusé, mais Jean-Pierre m’a fait suivre mon courrier quelques mois, et celui de mon frère par la même occasion. 
Je suis parti pour Orlando le 24 août 1995. Et j’ai été embauché pour 6,50$ de l’heure le 11 septembre. Mais ceci est une autre histoire. 
Je dois quand même signaler que j’ai travaillé dans un restaurant français en 1997-98, à Ocoee, près d’Orlando, tenu par un ancien client de L’Innommablee, Francis K. (« Livre de Cuisine », en allemand). Un nom prédestiné, pour un restaurateur ! D’ailleurs, il avait nommé son restaurant le « Cookin’ Book ». 
Je n’ai jamais compris pourquoi il en était arrivé à détester L’Innommable, mais cela faisait des années que j’avais remarqué que L’Innommable collectionnait les ennemis. Francis et tous les membres de sa famille, sa femme Armelle, ses enfants Julien et Franck n’arrêtaient pas de me dire : « tu sais ce qu’il fait ton frère ! Il fait du trafic d’armes !« 
Un jour, un ami de Francis passe le saluer au restaurant. Francis vient me chercher dans la cuisine pour me le présenter : « il revient de Sarajevo, c’est lui qui fait du trafic d’armes pour ton frère !« 
Le « trafiquant », Jean-Michel Clopet, ne m’a même pas adressé la parole, il me regardait froidement. 
Une histoire de fou. Pourquoi me dire ça ? Ils savaient bien que je ne fréquentais pas L’Innommable, un frère biologique, c’est tout. Un frère à éviter.
Mais il a du réellement se passer quelque chose de louche, côté Innommable.

J’en ai parlé à mes parents. Pas de réponses hormis quelques haussements d’épaule en guise de dénégation. Un après-midi, mon père sort de sa chambre avec une casquette américaine à la main, en tissu camouflé, sans marque. Il me la montre en me disant « voilà les armes qu’il vend, ton frère ! Des casquettes, c’est tout. »

Ah bon ! Si mon frère, promoteur immobilier, offre des casquettes militaires à chaque fois qu’il vend un tank, pardon, un immeuble, alors, la preuve est faite !

Décidemment, mon père n’a jamais su mentir.

En 2005, au cours d’une visite de L’Innommable chez mes parents à Paris, j’ai entendu mon père lui poser des questions :
– …et pour Clopet, t’as plus rien à craindre ?
– non, c’est fini, cette histoire…
Et puis, en 2007, j’en ai parlé à ma mère.
– tu te rappelles de Francis ?
– oui, ton esclavagiste !
– et de ce qu’il disait, sur L’Innommable dans le rôle d’un trafiquant d’armes ?
– mais papa lui avait dit de ne pas l’embaucher, ce Clopet ! C’était un ancien adjudant-chef.
– je te remercie de m’apprendre que tu as entendu parler de Clopet, et qu’il travaillait pour L’Innommable ! Même Francis ne me l’avait pas dit. Il m’avait démarré chez AXAdonné le numéro de téléphone portable de Clopet, 06 80 00 28 96, qui ne répond jamais.
J’ai retrouvé Francis Kuchenbuch dans l’Internet, en 2006. Il habitait
12025 Walker Pond Road
Winter Garden, FL 34787
téléphone (407) 654-4490
Et je lui ai téléphoné une fois, en 2006. Francis m’a dit que Jean-Michel Clopet avait fait de la prison à cause de L’Innommable !
Décidément, l’immobilier mène à tout.
reçu son relevé de carrière
Mon cher frère s’étant approprié mon adresse postale, j’ai reçu son relevé de carrière, voilà. Il avait commencé sa carrière chez AXA,
bon début pour se constituer un « réseau » d’amis :

A propos patrice2012henin

Running for French presidency on 2012. There is in each of us, something, that others do not have. Retired from petrochemical executive.
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Un commentaire pour 1986-1993 Une carrière mystérieuse mais prodigieuse chez Bouygues

  1. cOUCOU, je te lis mais pas trop le temps pour les commentaires, je voulais qd même te dire qu'over blog c'est tf1 donc……alors, gaffe.J'espère que tu vas bien.Bises

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