003 Famille, Fraternité, Fracas

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Cette pluie a-t-elle été prévue par la météo, de saison, ou par Nicolas Hulot, résultat du réchauffement climatique ? Car c’est un vrai déluge.
Tant pis, je sors faire la surprise à ma mère. Pour son anniversaire, ce sera un gâteau « haut de gamme » pour l’heure du thé. Une simple amélioration de l’heure du thé.

Après avoir retiré du liquide (1er degré) à la banque, je trouve chez le pâtissier un magnifique gâteau à 33€, tout blanc, design, avec un petit bout de fruit de la passion ouvert en étoile en lieu et place de cerise sur le gâteau. Vu le temps et la facilité avec laquelle un objet en sucre se dissout dans l’eau, le vendeur l’emballe dans un sac en plastique insubmersible.

Dehors, main gauche occupée par le sac, main droite s’obstinant à empêcher le vent violent de retourner mon parapluie noir à 5,05€. Sans palmes ni tubas, je descends l’avenue Daumesnil.

Surréaliste, cette large et belle avenue déserte et noyée. Je la descends pour aller boulevard Poniatowski, chez ma mère.
En pensant à mon père, à l’abri au Père Lachaise. C’est le premier anniversaire de maman sans lui.
Ca rend triste, la flotte.
C’est pratique, la flotte.
On peut laisser sourdre quelques gouttes salées dans une grande avenue parisienne, avec cette flotte, sans personne pour le remarquer. Même le vent, j’apprécie : il sèche mes yeux embués, ce vent sans sens.
Parce que j’ai les deux mains prises.
La pluie semble diminuer d’intensité. Il est environ 17H30.

Je prends l’ascenseur jusqu’au 6ème, et sonne.
Insiste, re-sonne. Persiste. Personne. I
Impossible qu’elle ne soit pas là, avec cette pluie. Elle ne peut pas être en train de faire des courses, tout est fermé. Je ne comprends pas. Je décide de rentrer chez moi pour lui téléphoner.

Le chagrin, peut-être ? L’envie d’être seule parce que trop seule ?
Je redescends et franchis la porte de son escalier C. Il pleut encore assez pour justifier l’ouverture du parapluie noir et luisant.

Ah ! La voilà ! Pas seule. Des voisins ? Qui c’est ? Elle marche toute courbée, les yeux rivés au sol. Elle parait tellement vieille aujourd’hui. Je ne comprends pas. Elle a le visage tordu de douleur en m’apercevant. Elle me regarde furtivement, et ne se dirige pas vers moi, alors que je suis devant la porte de son hall.

Puis je reconnais un « voisin » : qu’est qu’il a grandi, mon neveu ! Je ne l’avais pas vu depuis mon dernier séjour aux Etats-Unis en hiver 2003. Incroyable ! Pourquoi il ne vient pas vers la porte de l’escalier ?
Alors, au lieu de rester là où tout le monde devrait se diriger, je m’avance vers elle. Christopher, mon neveu, s’éloigne. La « voisine » s’arrête devant son entrée D, et regarde. Bizarre, celle-la. Maman m’a dit plus tard que c’était l’américaine qui servait de call-girl à mon frère. Elle ne l’a pas dit comme cela, je précise.
Pour moi, cette call-money doit éprouver un amour incoercible, indéfectible et profondément sincère pour (le compte en banque de) mon frère.

J’aperçois L’Innommable, mon frère, qui se hâte sous la bruine. Et me voit.
Aussitôt, il crie le plus fort possible dans l’oreille de ma mère, comme un instructeur à l’oreille d’une recrue des GI, « QUOI ? TU FREQUENTES ENCORE CE …. [joker humiliant] !!!! »
Elle reste pétrifiée. En état de choc, me dira-t-elle plus tard.
Remplacez [joker humiliant] par ce que vous pourrez trouver de plus humiliant et de moins fraternel possible. Je crois que c’était [type] ou [déchet]…
Ma mère n’arrive pas à s’en rappeler non plus. En tous les cas, ce n’était pas « Whaooh ! Super ! T’as acheté un gâteau ! Tu ne savais pas que je venais à Paris ? J’espère qu’il y a 5 parts ! »

Non. Tout de suite (2 secondes) après avoir hurlé, il me flanque une violente baffe sur la tempe droite pour faire voler mes lunettes au loin. Je dis « pour faire », parce que je suis persuadé qu’il voulait me débarrasser de mes lunettes.

L’ambiance aquatique est complète. J’y vois comme au fond d’une piscine, sans masque.
J’interpose aussitôt mon parapluie noir fermé entre lui et moi, en disant « Qu’est qu’il te prends ? T’es cinglé ? A quoi tu joues ! Va ramasser mes lunettes ! ». Je ne me rappelle plus des mots exacts, sauf du « va ramasser mes lunettes… ».
Le temps de dire cela, il a le temps de transformer mon para-frère en pitoyable objet fracassé non identifiable mais recyclable.

Je me retrouve face à un Robotcop qui déploie ses 75 Kg d’1,75m. Pourquoi je pense à Robotcop ? Ses yeux. On ne peut parler de regard. Des viseurs d’une froide détermination, le poing droit en arrière, prêt à frapper, le poing gauche tendu en avant. Pas de méchanceté dans ces yeux. Ni haine. Du vide intersidéral glacial.
Une garde parfaite, je me rappelle qu’il avait fait du karaté étant adolescent. Moi du judo, sur ordre paternel.

Je lâche la boîte à gâteau. Il donne un coup de pied dedans.
Il avance en sautillant, toujours le pied gauche en avant. C’est dingue, personne ne bouge, ne pipe mot. Tous au spectacle.
Maintenant, permettez-moi d’arrêter la littérature, parce que, ces yeux de fou… Il avance encore, je recule encore.

Je recule jusqu’au mur de l’entrée, puis paniqué à l’idée de me retrouver avec les yeux au beurre noir, je sors le Stun Gun pour le brandir bien haut en l’air, mais il continue à avancer en tressautant. Alors j’appuie sur « on » et fais claquer un arc électrique. Ça fait un boucan de tonnerre. Tiens, il me semblait bien que je n’avais pas encore enlevé la pile. Ouf !

Il fait aussitôt demi-tour, se précipite vers un mur pour y cueillir un vélo qu’il empoigne à pleines mains : deux mains, deux roues, et reviens me frapper de toute ses forces avec. De violents coups de pieds pour agrémenter la rossée, mais à chaque fois il rate mes parties. Mon thorax éprouve la solidité du vélo, de ses pédales. Bon matos.

Je recule petit à petit, et je commence à sentir la colère monter en moi. Parce que je veux à tout prix me rapprocher de l’endroit où sont tombées mes lunettes, alors qu’il me force à reculer vers la sortie de la résidence.

Heureusement, j’entends quelqu’un peut-être sorti de l’escalier D. Peut-être le mari de la femme qui continue à regarder, impassible. Il apparaît derrière L’Innommable, et demande : « qu’est-ce qu’il se passe ? »
L’Innommable l’entend aussi, et se met à hurler « Appelez la police ! Il est fou ! Appelez la police ! Il est fou ! … ». Plusieurs fois. Je continue à essayer d’attraper la selle du vélo autant que je peux, de la main gauche, et à ne pas utiliser le Stun Gun. Cet engin dans la main droite m’encombrait beaucoup, j’avais envie de le mettre dans ma poche, mais L’Innommable aurait sûrement jeté le vélo et m’aurait démoli à coups de pieds, de poings.

Pourquoi la selle en cuir ? Cela paraît évident.
Vous savez ce qu’est un con parfait en forme de circuit fermé ? C’est, par exemple, un vélo en métal utilisé comme « protection », les mains humides d’un con serrant les rayons en métal mouillés, sous le crachin, devant un porteur de matraque électrique, source d’alimentation éventuelle du circuit.
C’est précisé sur la notice du Stun Gun : des vêtements mouillés augmentent l’efficacité de la décharge. Je brule d’envie d’en terminer, de toucher ne serais-ce que ses doigts, ou le vélo sur une partie dénudée, les rayons, il n’aurait peut-être même pas pu desserrer les doigts.

Mais c’est l’anniversaire de maman ! Elle est encore pétrifiée. Ma colère enfle. Je risque d’utiliser le Stun Gun si je m’énerve.
Depuis l’instant où il avait entendu le voisin derrière lui, il gardait le vélo figé en l’air. Ma mère m’a dit plus tard qu’il s’était démis une épaule, et même fait opéré dans une luxueuse clinique à New-York .

Je décide de rentrer chez moi chercher du secours, pour revenir chercher mes lunettes.
Il ne me poursuit pas.

A partir des notes suivantes, il ne s’agira plus d’une folie d’ordre privée. Mais de troubles du comportement, de corruption, de fonctionnaires, d’une mère, d’un policier, d’une médiatrice, d’une experte-psychiatre et de juges.

Ma mésaventure privée et familiale devient quelque chose de grave, et de très inquiétant pour ceux qui pensent que tout est parfait dans ce pays.

Oui, être riche, être une relation de Bouygues donne tous les droits.

Donc, il est normal d’établir un faux témoignage, d’inventer une fausse plainte, de transformer une médiation en condamnation, de truquer les informations destinées à un(e) juge en correctionnelle.

A partir de maintenant, c’est vous qui allez décider s’il faut admettre que votre police, votre justice, n’a pas besoin d’être contrôlée, nettoyée de certains de ses éléments.

Les français doivent savoir.

C’est aux médias (j’ai déjà alerté des quotidiens nationaux), à l’Inspection Générale des Services Judiciaire, que j’ai alertée, de faire leur devoir.

La France n’est pas une République bananière.
J’aime trop mon pays. Il ne s’agit plus maintenant de problèmes relationnels aigus dans une famille.

A l’heure où je rédige ce texte, plusieurs mois après cette altercation, une experte psychiatre a reporté mon examen psychiatrique au 9 juillet 2007 à 15h30.
C’est vous qui allez examiner l’affaire.
Une audience aura lieu le 7 septembre 2007 et sera couverte par la presse écrite, j’espère. Je vous invite à y assister aussi.
Car les avocats que j’ai contactés, et que je n’ai pas les moyens de m’offrir, ne souhaitent pas s’impliquer contre une telle conspiration police -médiatrice-expert-juge.

C’est pourtant le drame de cette histoire.
Sinon, le policier aurait haussé les épaules, la médiatrice aurait classé l’affaire, au lieu de dire d’une façon obséquieuse au millionnaire Jérôme, « Voici ce que nous allons faire… », en se frottant les mains, cela m’avait frappé !

C’est vous qui allez juger. Et, je l’espère, réagir.

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Suite : 0004 Retour chez moi
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A propos patrice2012henin

Running for French presidency on 2012. There is in each of us, something, that others do not have. Retired from petrochemical executive.
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