044 Rapport de police pages 5 à 8 sur 18

Rapport de police pages 5 à 8

Enfin, c’est mon tour de déposer plainte. 21H15.

La scène se passe au commissariat du 80 avenue Daumesnil 75012, et je l’ai déjà raconté de mémoire dans l’article « L’agresseur agressé« .
Ce n’est seulement qu’en juin 2008 (2 ans après !) que j’ai pris pleinement connaissance de ma déposition écrite.

Alors voilà.

————————————-

République française
ministère de l’intérieur

Direction régionale de la police nationale
—-
U.T.J.T.R./S.A.R.I.J. 12ème Ardt
—-
P.V. 2006/62..

PROCES VERBAL
—–

L’an deux mille six,

le vingt trois avril à vingt et une heures quinze

Nous, R. A.

GARDIEN DE LA PAIX
en fonction au commissariat Central 12°
Agent de Police Judiciaire en résidence à PARIS 12ème
–Etant au service, —
—Poursuivant l’enquête dans les mêmes formes de droit, —
[il aurait dû ouvrir une nouvelle enquête, puisque je viens porter plainte de mon côté, et procéder à une confrontation, puisque les déclarations divergent]
—Entendons comme suit la personne ci-dessous dénommée qui nous déclare :—
[je me suis assis en disant « je viens porter plainte pour coups et blessures » et il m’a répondu d’un ton badin par une question : « pourquoi vous battiez votre père » ! Puis il m’ a entraîné à parler de mon enfance, ma scolarité… alors que je voulais en placer une pour décrire l’altercation]
SUR SON IDENTITÉ
—« Je me nomme HÉNIN Patrice, »—
—« Je suis né le 04/07/1949 à DAKAR (SÉNEGAL), »—
—« Je suis de nationalité française, »—
—« Je suis le fils de feu Gilbert et de ROYER Renée, »—
—« Je suis célibataire, »—
—« Je n’ai pas d’enfant, »—
[passionnant, pour la plainte…]
—« Je suis domicilié au 123 rue des SDF [adresse fictive] porte 82, 75012 PARIS, »—
—« Mon numéro de téléphone est le : 01 23 45 67 89, »—
—« J’ai été scolarisé jusqu’en classe de terminale, »—
[mais quand va-t-on parler de la bagarre ?]
—« J’ai obtenu mon certificat détudes, »—
[là, il se fout de ma gueule ! Après m’avoir questionné pour savoir pourquoi j’avais raté le bac (de 3 points sur 200), il a fallu que je lui dise que j’avais passé le BEPC et la certificat d’études primaires en même temps. Pour le certif, passé par tradition, facultatif, j’avais appris par une fuite que j’étais 3ème du département ! Quant au bac 69 raté de trois points, cela classe tout de suite un faux déposeur de plainte, CQFD]
—« Mon numéro de Sécurité Sociale est le :1 49 07 99 123 456. »—
—« Je suis sans profession, »—
[faux : j’étais handicapé à 79% déclaré inapte à tout travail à cette époque]
—« Je perçois 882 euros par mois d’allocation adulte handicapé qui comprend aussi l’allocation logement. »—
[passionnant, l’enquête avance…]
—« Je suis titulaire d’un permis de conduire international, pour le permis voiture, »—
[indice déterminant, je suis déjà un, disons suspect, international]
—« Je suis inconnu des services de police et de justice. »—
[il avait tapé « je suis connu des services… », en me disant que ce n’était pas la peine de relire. En colère, je lui avais demandé d’effacer cette phrase incongrue.]
SUR LESFAITS
—« Je suis handicapé à 79% [à l’époque] et je ne peux marcher plus de 100 mètres dans la rue sans faire de pause. »—
—« Je me suis rendu, cet après-midi à 16h30 au 57, Boulevard Poniatowski à Paris XIIème, où demeure ma mère. »—
—« Je voulais lui faire la surprise pour ses 77 ans et j’ai acheté un gâteau pour cela. »—
—« J’ai composé le numéro de digicode et j’ai pénétré dans le hall de l’immeuble et je suis monté jusqu’au sixième étage, au domicile de ma mère, mais personne n’a répondu. »—
—« Je suis redescendu pour partir. »—
—« Alors que j’arrivais dans le hall de l’immeuble pour ressortir, j’ai retouvé ma mère accompagné de mon frère J. qui a 47 ans et qui demeure aux États-Unis. »—
—« J’ai été surpris de le voir à Paris. »—
[pas tant que ça, puisque ma mère m’avait dit qu’il allait arriver « bientôt, très bientôt » à Paris.]
—« Je vous précise que j’ai des rapports conflictuels avec lui, depuis sa naissance. »—
[Je n’ai pas dit cela. Le flic m’a demandé depuis quand j’avais des rapports conflictuels avec J., comme si cela était un fait déjà établi. Je lui ai répondu non pas une connerie comme « depuis sa naissance », mais quelque chose comme « je lui ais tojours rendu service quand il me le demandait, lui me cherche des ennuis depuis toujours »]
—« Il ne me supporte pas, me traitant d’alcoolique, de drogué, de dégénéré et me traite comme un chien. »—
[poussé par des questions, j’avais fini par citer un séjour chez mon petit frère, en Floride. Ma soeur lui avait demandé de m’héberger, et il m’avait traité comme un chien pendant 3 mois.]
—« À sa naissance [il y tient à cette histoire de naissance !], mon père s’est désintéressé de moi et me frappait, et j’ai été complètement délaissé. »—
[là, il brode. Il cherche à donner un tour psychiatrique à ma personalité. C’est pas mal tourné, d’ailleurs. Il doit avoir l’habitude de rédiger des dépositions de son crû. Il revenait sur le fait que je « battais mon père », il a bien fallu que je parle de son alcoolisme violent. On se demande toujours ce que cela a à voir avec l’altercation]
—« En me voyant de là il m’a demandé ce que je faisais ici. »—
[Je m’exprime bien, après correction fliqueste ! C’est faux, il s’est précipité sur ma mère pour lui crier dans l’oreille « Quoi ? Tu fréquentes encore ce déchet ?« , en ignorant d’abord ma présence.]
…/…

[signature de Patrice] [signature flic]

————————————————————————

De Who dares wins (qui ose gagne)

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Suite Procès-Verbal : 2006/ / Page 2
————————————————
—« Je lui ai pas adressé la parole et aussitôt il m’a porté une gifle au visage. »—
[j’ai dit qu’il m’avait donné un coup à la tête qui a fait voler mes lunettes]
—« Dans l’agression mes lunettes de vue ont chuté au sol »
[non, pas au cours de l’agression, dès le premier coup reçu]
—« J’ai essayé de me protéger avec mon parapluie mais mon frère me l’a arraché. »—
[et réduit en miettes. Même en adettant qu’il n’ait pas détruit mon petit parapluie noir, pliable, il n’explique pas comment ce parapluie va réapparaître dans ma main, par la suite]
—« J’ai sorti mon stunt gunt [sic ! Stun gun] pour me défendre mais sans m’en servir« —
[il passe complètement sous silence la raison pour laquelle j’avais sorti le stun gun, ou matraque électrique : mon frère qui se met en garde de boxe après avoir détruit mon parapluie. Et qui s’est avancé vers moi, en silence, toujours en garde, hyper menaçant. C’est seulement une fois acculé contre le mur, ne pouvant reculer, que j’ai exhibé cet engin pour qu’il arrête d’avancer. Un instant de panique. Et la raison pour laquelle je l’avais acheté. J’étais persuadé qu’il allait me casser la figure, comme il l’avait promis à ma mère : « si je le rencontre chez toi, cela se passera mal !« . Ce n’est qu’un an plus tard que j’ai réalisé qu’il me provoquait pour me faire sortir mon arme d’auto-défense. Sur le coup, j’étais terrifié.]
—« J’ai fait un arc électrique, mais dans le vide pour impressionner mon frère, pour qu’il s’éloigne et qu’il me laisse sortir. »—
[non, je lui avais dis que je voulais récupérer mes lunettes, alors qu’il me poussait vers la sortie]
—« Mon frère a alors saisi un vélo d’enfant qui se trouvait dans le hall et il s’est protégé avec le vélo. »—
[comme si je l’obligeais à se protéger… de moi !]
—« Mon frère ne m’a pas laissé récupérer mes lunettes et je suis rentré chez moi et j’y ai déposé mon stunt gunt. »—
[j’ai parlé d’un témoin qui a demandé « qu’est-ce qu’il se passe ? » Il a dû penser qu’il pouvait être « génant », témoin escamoté]
—« Il s’agit d’un appareil qui crée un arc électrique. »—
[je ne sais pas pourquoi c’est souligné au crayon. Cela impressionne la galerie, et me fait passer pour un expert en arme. Il voulait savoir ce qu’était un stun gun alors que j’en avais vu 2 ou 3 en bas au comptoir. Et où je l’avais acheté : « ah! L’Internet ! » d’un ton éclairé et soupçonneux sur l’origine louche et criminelle de cette arme au nom barbare]
—« Je l’ai acheté sur un site Internet aux États-Unis. »—
[vu le français approximatif de ce flic au nom maghrébin, on pourrait penser que je suis parti aux États-Unis pour cela]
—« Je m’engage à vous rapporter l’appareil Stunt Gunt. »—
—« Contrairement à ce que vous m’indiquez, suite à la déclaration de mon frère, je ne l’ai pas frappé avec le parapluie et je n’ai pas menacé ma mère. »—
[je me suis même énervé losqu’il m’a demandé tout à trac pourquoi j’avais menacé ma mère !]
—« C’est totalement faux. »—
—« Pour les faits relatés, je dépose plainte contre mon frère J. »—
—« Dans l’agression je n’ai pas été blessé. »—
[C’est seulement lorsqu’il m’a demandé si je voulais faire constater mes coups aux Urgences Médico Médicales que j’ai répondu « je n’ai plus mal, c’est pas la peine ». Le flic a décalé et arrangé ça ! Comme quoi ils se fondent un peu sur la réalité pour écrire leurs salades. Manque d’imagination.]
—« Je ne souhaite donc pas me rendre aux Urgences Médico-Judiciaire de l’Hôtel Dieu comme vous me le proposez. »—
—« Je prends acte que vous me restituez mes lunettes qui ne sont pas dégradées »—
[il m’a demandé de signer sans lire, et n’avait pas l’intention de parler de mes lunettes et de me les rendre. Je lui ai répondu que j’avais besoin de mes lunettes pour lire, justement. Il a émis un râlement, s’est levé pour aller chercher les lunettes dans une autre pièce. Je lui ai fait remarquer qu’elles étaient rayées. Il escamote aussi sa question sur les dommages que je réclame :
– ben, le gâteau à 33€, le parapluie à 5,05€…
– ah ! On n’est pas là pour la charité !
au moment où j’allais ajouter « … les lunettes rayées 200 à 300€ »]
—« Je prends acte des droits des victimes à savoir que je peux me constituer partie civile aux fins d’obtenir des dommages et intérêts et de me faire assister par une association d’aide aux victimes dont voici les coordonnées Antenne Sud-Paris 13 :
Téléphone : 01 45 88 18 00 et par messagerie électronique :
contact13@pav75.fr »—
[alors, il s’agit bien d’une plainte]
—« Je prends acte que je serai avisé par le Parquet territorialement compétent des suites de l’enquête. »—
—« Je prends acte que vous me remettez un récépissé de déclaration ainsi qu’à ma demande un procès-verbal. »—
[sauf qu’il a refusé de me les donner :
– vous ne me donnez pas une copie de ma plainte ?
– bon, j’ai assez perdu de temps
– ah oui ? C’est pourtant fini…
– j’ai un meurtre à traiter, maintenant (d’un air important, donc emprunté)
De guerre lasse, je suis parti avec l’impresion d’avoir été manipulé sans comprendre pourquoi]
—« Je n’ai rien d’autre à ajouter. »—
—Après lecture faite personnellement, M. HÉNIN persiste et signe avec nous le présent, il est vingt-deux heures.—

—M. HÉNIN— —l’A.P.J.—
[signature] [signature]
—————————————

De Who dares wins (qui ose gagne)

Je me suis levé fatigué, plutôt ahuri par la tournure des évenements, l’agressivité presque machinale et nonchalante de ce gardien de la paix.
Ubuesque.
Et je suis rentré chez moi, satisfait de cette soirée d’anniversaire.

Curieusement, depuis ce 23 avril 06, j’ai toujours pensé à souhaiter l’anniversaire de ma mère seulement le 23 mai. Je me trompe d’un mois depuis 3 ans.

Arrivé chez moi, la police m’appelle pour que je jui ramène le soir même le stun gun.
Je retourne au commissariat pour leur donner l’engin, sans regret vu que l’inutilité de ce gadget est maintenant plus que prouvée. Pas Innommable-proof. Interdit de l’avoir hors de chez soi…

Je découvre 2 ans après le nom du lieutenant de police qui a réceptionné le stun gun : E. P., celui qui a reçu la déposition de mon frère. Et qui a fraternisé avec.
—————————————————————

République française
ministère de l’intérieur, de la sécurité
intérieure et des libertés locales
direction générale de la police nationale
—————–
Commissariat central
————
P.V. : 2006/ /6272

Affaire :

Contre HÉNIN Patrice
VIOLENCES VOLONTAIRES
RÉCIPROQUES

OBJET :

Mention
[sceau]

PROCÈS VERBAL
——-

L’an deux mille six,

le vingt trois avril à 23 heures dix

Nous, E. P.

LIEUTENANT DE POLICE
en fonction à Paris 12ème

Officier de police Judiciaire en résidence à Paris
—Étant au service,—
—Poursuivant l’enquête selon les mêmes formes de droit,—
—Constatons, à l’heure placée en tête du présent, que Monsieur HÉNIN Patrice, né le 04/07/1949 à Dakar (Sénégal), se présente au poste de police de notre service et qu’il nous remet l’appareil qu’il a utilisé lors de son altercation avec son frère Mr HENIN J. à savoir un « tazer » de marque Panther modèle 103, démuni de piles et dans son emballage d’origine.—
—Dont acte—
[il arrive à placer que j’ai utilisé cet appareil. Je l’ai simplement exhibé, je rappelle. Et je ne l’ai pas remis dans son emballage d’origine, mais dans son étui, l’appareil n’est jamais à nu dans la poche, pas conseillé, vu l’absence de sécurité]

De Who dares wins (qui ose gagne)

Désolé pour la qualité de la photocopie, les caisses de l’état sont vides, le toner aussi, sans doute. Sans importance, il s’agît d’une certaine Virginie qui met le stun gun sous scellé, prétexte pour gribouiller une pièce de plus :
—————————————-
République française
ministère de l’intérieur
Direction générale de la police nationale
—-
Unité de police de quartier Picpus
[tiens, ça a changé]
—————-
P.V. : 2006/006272
[le numéro n’est plus manuscrit, tapé à la machine]

AFFAIRE :

Contre/ HÉNIN PATRICE
VIOLENCES VOLONTAIRES
[ce n’est plus « violences volontaires réciproques », ça s’organise]

OBJET :
SAISIE SCELLE UNIQUE
[sceau]

PROCÈS VERBAL

L’an deux mille six,
le vingt …………it heures trente

Nous, Virginie….
…… police
……….12

Officier ……………. en résidence à Paris
—Poursuivant………….
—Saisissons ………….s SCELLE UNIQUE, un « tazr » de marque
PANTHER………………… e de pile et dans son emballage
d’origine
—Dont acte—
[ça sert à quoi « dont acte » ? Ça doit être important, pour être toujours précisé.]
L’officier de police judiciaire
[signature : un grand S]
————————————

De Who dares wins (qui ose gagne)

Je retourne chez moi à pied, une demi heure de marche.

La police me rappelle :
– allo, Patrice Hénin ?
– quoi ! Vous voulez que je vous apporte mon briquet ?
– venez chercher vos papiers, carte bleue, etc., que vous avez oublié chez nous !
– ça peut pas attendre demain ?
– ils transmettrons tout demain au commissariat qui va suivre votre affaire, vous ne pourrez rien récupérer avant 2 jours.

Finalement, après négociation, je lui réponds que je passerai tôt demain matin. Dur,dur, les anniversaires, ces temps-ci.

À suivre…

A propos patrice2012henin

Running for French presidency on 2012. There is in each of us, something, that others do not have. Retired from petrochemical executive.
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